Voici mon Compte rendu du Maxicross de Bouffémont.
Il existe 3 déclinaisons de cette course en forêt de Montmorency: 9k/24k/42k. Je m’inscris pour le 24k qui sera l’occasion de prendre de l’expérience. Je prépare le marathon de Paris 🙂

Aurélien Collet avec son équipe nous ont tracé un parcours bien technique. 200D+ sur le 9k, 900D+ sur le 24k, 1700D+ sur le 42k. Avec la boue (cela aurait pu être pire), on y laisse beaucoup d’énergie. Mais on finit la course avec un grand sourire (enfin presque).

Pour cet évènement, j’y retrouve de nombreux camarades de course de mon club, et deux amis. L’un se présente au 42k et le second au 24k. J’héberge Julien la veille au soir; sa course commençant à 07:00.
C’est l’occasion d’échanger sur son expérience de course à pied et une autre passion que nous partageons.

On décide de se coucher pas trop tard afin d’être en forme pour la course. Il me dira par la suite avoir peu dormi. Au réveil, je m’inquiète un peu. Ne l’ayant pas entendu se préparer, je me dis qu’il a eu une panne de réveil. Finalement, je ne le vois plus à la maison. Il s’était préparé en silence et s’est rendu au départ de la course tranquillement. Dans la cuisine, je trouve la moitié de son energy cake qu’il m’avait proposé la veille. Je le mange entièrement malgré qu’il m’ait dit ne pas aimer. En fait cela n’a aucun goût. Donc je ne peux pas dire que ce n’est pas bon 🙂

Pour cette course, je décide de me vêtir pas trop chaud. un cuissard avec un maillot manche longue D4; le maillot du club par dessus. Chaussettes longues, une paire de gant. La météo prévoit 10°C et un temps sec. Côté emport: mon sac de trail inov 8 avec 3L de liquide (glucose+malto) et un coupe vent. Je prends une compote et du pain d’épice (que je ne compte pas consommer), un tube de sporténine à tester (j’ai des crampes qui arrivent généralement au bout de 2h30).

maxicross 2016
Fin prêt, je retrouve mon autre ami Fabien (le cousin de Julien) qui est déjà sur place au gymnase de Bouffémont. Il a la banane et semble serein.
En me rendant sur les lieux, j’imagine un bordel monstre côté voiture (1600 coureurs inscrits). Au final: aucune difficulté. Des bénévoles pour fluidifier la circulation et la communication en amont pour le covoiturage ont dû faire leur effet.
L’ambiance monte. Les coureurs du 24k et du 9k se préparent (ceux du 42k sont déjà partis). C’est une ambiance plutôt sympa et agréable. Le bonjour aux membres du club. On s’encourage mutuellement. Un moment de partage plaisant. Il y a la bienveillance des uns et des autres.
Côté organisation de course, les partenaires et les organisateurs sont bien présents. Le retrait des dossards semble s’être bien déroulé. Pour cause d’état d’urgence, l’organisation décide de ne pas proposer de service de consignes.

Le départ est imminent. La foule se regroupe. Pour le peu que je regarde autour de moi, les coureurs ont le sourire. Je suis occupé à discuter avec Fabien. Il souhaite débuter à mon rythme afin d’optimiser sa gestion. Il a pour habitude de démarrer vite.
AC-DC raisonne dans les enceintes pour stimuler les coureurs. Je trouve ça plutôt sympa.
Top départ, on est parti. On continue à discuter avec Fabien. Pas de difficulté au premier kilomètre. Ensuite première montée: je la fais en trottinant. Fabien est encore là. On passe le cimetière, on rentre dans la forêt, virage à droite, premier single. Deux files se forment. Fabien passe devant moi. Il prend une file qui est plus rapide que la mienne. Peu à peu, il s’éloigne. J’ai le temps de lui dire quelques mots au km 4, puis il disparaît.
Finalement ce n’est pas plus mal. Je m’aperçois que mon cardio est un peu haut. J’écoute mes sensations. Cette course est une succession de montée et de descente. On relance très souvent. On laisse aussi pas mal d’énergie les pieds dans la boue. Et encore je peux m’estimer heureux. J’imaginais beaucoup plus de boue. Il y a de quoi s’amuser quand même. Le second facteur que je redoutais était le froid. Finalement, nous avons un hiver doux en ce début d’année 2016.

Les kilomètres défilent, je monte les côtes en marchant activement, parfois les mains sur les cuisses.
Je bois très régulièrement. L’objectif est de 700mL/h. Le ravito arrive au km 11. J’avais prévu de passer mon chemin et finalement je m’arrête pour casser le rythme. Je prends un TUC et un verre de coca. Le goût salé me fait plaisir et le coca me permet d’avoir un autre goût dans la bouche.
Je repars. Tout va bien. Je souris. Des échanges avec quelques coureurs.

Au km 18, malgré la sporténine (30mn avant le départ puis un cachet toutes les heures), je ressens mes premières crampes. J’arrive plus ou moins à gérer. C’est sur le dernier kilomètre que ces crampes m’obligent à m’arrêter. J’étire mes deux mollets. Quelques secondes où je vois une bonne quinzaine de coureurs me dépasser. Je repars en serrant les dents. Je sors de la forêt: Jean-Pierre (le coach des trailers de mon club d’athlé) m’encourage. Sa boutade me donne du moral. je suis surpris de le voir à cet instant car il était sur le 42k. J’apprendrai plus tard qu’il s’était fait une entorse.
La ligne d’arrivée est enfin là. Ma compagne (elle a fait le 9k) immortalise la fin de ma course avec son smartphone. Elle me trouve éprouvé. Je lui explique que ce sont les crampes qui me font grimacer. Je ne suis pas du tout épuisé. Je retrouve Fabien, puis Julien qui arrive peu de temps après moi (il finit 49è du 42k: bravo).

Conclusion
Ce maxicross est une belle course. Aurélien Collet et son équipe ont préparé un parcours plaisant et qui est une bonne préparation au trail. Pour une course en IDF, c’est un beau défi qui a été relevé. Chapeau aux organisateurs. Des bénévoles aimables, un balisage quasi efficace, une sécurisation optimale (pour du trail) permettent de participer à cette épreuve en toute sérénité. Bien sûr, j’ai vu quelques blessés. Mais avec autant de coureurs et la technicité du parcours, il y a un peu de bobos. Les élèves kiné et ostéo sont là pour nous prendre en charge 😉
Bref, le maxicross de Bouffémont est bien parti pour être une course de référence en Ile de France.
Un tracé bien relevé pour les non initiés et un beau parcours de jeu pour les coureurs aguerris.

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