Une belle journée s’annonce pour mon objectif de l’année qui est la participation du 40ème marathon de Paris 2016. A 40 ans, il parait que je suis dans la moyenne d’âge de ceux qui participent à un marathon pour la première fois 🙂

Pour cette belle aventure, nous serons 3.
Avec Fabien et Chong, l’objectif est de terminer mais on se fixe un chrono malgré tout. C’est notre premier marathon.
sas 3:30 pour Fab. sas 3:45 pour Chong et moi.

Réveil à 06:15. J’ai bien dormi.
Fab arrive à la maison vers 06:30. Je termine mon muesli et les fruits.
Nous nous équipons. On accroche nos dossards. Les affaires dans le sac, on rejoint Chong à 07:00. Il sera notre chauffeur. A ma grande surprise, on se gare facilement (proche de l’arc de triomphe).

Direction la zone des consignes. L’ambiance monte, des coureurs partout autour de nous. Un contrôle des sacs (vigipirate oblige). On y est. L’air de rien, le temps passe vite. Il est déjà 08:00. Nous nous changeons et laissons nos sacs. Les consignes sont très bien organisées. Il n’ y a pas eu d’attente; que ce soit avant ou après le marathon.
Pour cette course, voici mon équipement:
inov8 f-lite 192, manchon compression (booster bv sport), un short cuissard salomon, une première couche (quelle erreur) avec un t shirt par dessus.

Fab se rend seul à son sas (timing serré). Son départ est 20mn avant nous.
De notre côté, on prend le temps de prendre des photos, de savourer le moment.
Dernier arrêt pipi de tout coureur 🙂
Il y a tellement de monde que je n’écoute pas l’ambiance. Le moment est avant tout visuel. On voit toutes les expressions se dessinées sur le visage des coureurs.
J’ai l’esprit léger.

09:20 top départ.
Avec Chong, on décide de démarrer cette course à 5’20/km.
KM5: Chong se serre au ravito puis me rattrape.
On est bien. A ce moment je crois que l’allure est bonne. Je m’hydrate régulièrement. J’ai prévu de remplir ma gourde tous les 10K.
Je m’aperçois que mon cardio m’indique 180. Je laisse partir Chong doucement. Je suis supposé être à 170 max.
Pour autant, je ralentis peu. Je ne me rends pas vraiment encore compte que cela n’est pas bon.

KM10: je remplis ma gourde avec le mélange iso+.
KM11: J’ai trop chaud. Je m’arrête pour retirer ma première couche.
C’est reparti. Je me sens mieux. Mais je repars encore vite. J’en oublie mon cardio.
KM21: Je sens une gêne musculaire au niveau des mollets. Les premiers signes de crampes. Je ne m’attendais pas à cela aussi tôt. Je décide de prendre de l’eau à chaque ravito.
KM22: je commence à alterner marche active et course. Je m’hydrate très régulièrement.
J’ai la pêche mais je sens que musculairement ça va coincer. Et c’est ce qui se passe (jusqu’au KM36). Des tentatives de retour en mode running. Mais les jambes en décident autrement. Pourtant le moral est là et je ne suis pas du tout épuisé.
KM34: une fille du club (spectatrice) essaye de me faire repartir. Je tiens quelques mètres 🙂
KM35: le ravito des filles en bleu. Les filles du club de domont athlétisme tiennent se ravito (avec d’autres). J’arrive et les cherche du regard. Cela fait plaisir de les voir. Occupées, elles ne voient pas qui leur jette de l’eau au visage. Deuxième jet, elles lèvent enfin les yeux et là ça gueule. Chapeau à leur dévouement car la journée est très très longue pour les bénévoles.
Je repars aussi vite que je suis arrivé.
KM36: je sens que cela va mieux. J’arrive à tenir un rythme plus en accord avec celui du runner.
Je marche en montée. Je compte chaque kilomètre. J’atteins le dernier rond-point avant la ligne d’arrivée. Et là, je vois un coureur à terre, pris en charge par les secours. J’avais de la peine pour lui; si proche du but.
En sortant du rond-point, je reprends mes esprits. Je vois cette ligne d’arrivée. Les spectateurs nous encouragent.Je franchis cette ligne avec plaisir. C’est la fin.
Temps: 4H48.

finisher mdp 2016

finisher mdp 2016

Bilan de ma course:
J’identifie 3 erreurs.
-En me présentant sur la ligne de départ, j’étais conscient que ma prépa était insuffisante. Je manquais de foncier (Ma passion pour la glisse l’hiver). J’ai quand même couru en montagne. J’ai alors voulu savoir si cela pouvait compenser. Et bien, non 🙂
Je cours régulièrement mais il y a encore beaucoup d’expérience à prendre.
-L’allure choisie n’était pas bonne. J’étais sur 5’10/5’20/5’30 du kilomètre. 5’45 était plus raisonnable (pour un premier marathon). Je n’étais pas essoufflé mais un marathon est bien plus exigeant. Au KM21, je payerai le fait d’avoir ignoré mon cardio. Pourtant je voyais l’information sur ma montre. Le geek (que je suis) n’utilise pas les outils à sa disposition 🙂
-Il faisait chaud. Ma première couche a accéléré ma déshydratation (sels minéraux). J’ai pourtant bu régulièrement, mais pas suffisamment…
Niveau énergétique, ma seule source d’approvisionnement a été boisson isotonique, une compote, et des bananes pendant les ravitos. Lors de ce marathon, je n’ai pas senti de fatigue.
Côté chaussure (clinique du coureur), j’ai eu des échauffements au niveau voûte plantaire au KM20. Il est encore trop tôt pour cette distance. Je pense que cela m’aurait posé des soucis si j’avais maintenu le rythme sur la seconde moitié du marathon. La transition continue.

Bilan évènement marathon de Paris 2016:
Vivant en banlieue parisienne, j’ai peu profité des monuments sur le tracé. Mais pour les étrangers et les provinciaux, le parcours est juste sublime.
Ce mélange de nationalité, la joie communicative des spectateurs (le mot est faible), leur soutien, sont autant d’éléments qui nous portent; nous coureurs amateurs.
L’ambiance internationale est sympa.
C’est incroyable de voir les jeunes et moins jeunes encourager des sportifs anonymes. Cela nous donne tellement d’énergie. Entendre très régulièrement son nom (grâce au dossard) m’a permis de garder le sourire tout le long de cette course.
Concernant les bénévoles, j’ai vu des gens gentils, aimables et souriants. Des ravitos efficaces et bien organisés. Une pensée toute particulière aux filles de Domont Athlétisme (KM35). Quel engagement!! cela équivaut bien plus qu’une simple journée de boulot. Et tout ça au service des coureurs; même si (j’en suis sûr) vous avez passé une belle journée.

Conclusion
Un marathon est un moment seul face à soi-même. Au delà de la course à pied, nombreux coureurs participent à un tel évènement pour une raison spirituelle. Bien sûr, la majorité se mesure au chrono. Mais c’est aussi un échappatoire à la routine et au quotidien. Pour d’autres, c’est découvrir le monde.
Un marathon d’envergure internationale est la garantie d’une bonne organisation. Les coureurs étrangers ont certainement dû prendre leur pied.
En ce qui me concerne, une course de ce type me permet de prendre simplement de l’expérience. Je continue à apprendre. Montagne et forêt est un environnement où je me sens le mieux. Mais je reviendrai affronter cette distance sur route. Il y a un sentiment d’inachevé; même si j’en retire un bilan positif. J’ai la chance d’être bien entouré; famille, amis, et bien sûr mon club d’athlétisme (un groupe bienveillant).
J’apprends à connaitre mes limites, à les repousser raisonnablement, à respecter mon corps.
A chacun de mes engagements, j’essaye de comprendre (lors du bilan). On apporte alors les corrections nécessaires pour les courses suivantes.
J’ai la chance d’être libre et de pouvoir faire des choses simples.
Cette combativité nous sert dans la vie de tous les jours.
C’est pour cela qu’un marathon est magique. Du moins, c’est sous cet angle que je vois les choses.

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