Vous êtes coureur et vous vous blessez souvent? Ou vous n’êtes pas satisfait de vos performances? Je vous explique de manière objective les vertus de la course naturelle 🙂 .
Savez-vous que travailler simplement sa foulée permet de baisser de manière très significative les risques de blessure avec en bonus, une amélioration sensible des performances ?

Petite parenthèse avant de commencer : l’idée de cet article n’est pas de convaincre les coureurs de courir pieds nus (ou en sandales); bien au contraire. J’utilise aussi des chaussures : des marques comme merrell ou inov-8.
Je vais tenter d’expliquer aux coureurs déçus (et qui veulent progresser) qu’il existe des méthodes simples pour mieux courir; avec des chaussures 🙂. Prenez quand même le temps de bien les choisir (mes conseils ici). Vous avez aussi l’outil gratuit français en ligne fitmyrun (leur site internet ici)
Attention à bien respecter la transition pour une expérience réussie (explication ici).

Une bonne expérience en course à pied passe d’abord par une introspection; en prenant conscience que les performances décevantes et/ou les blessures (la plupart) sont du fait du coureur lui-même.
Pour les blessés, le premier réflexe (et souvent le seul) est d’aller voir son médecin et son thérapeute. Est-ce suffisant?
De même, lorsque quelque chose ne va pas, on se décourage facilement.
Quel coureur n’a pas un jour partagé sa déception face à un chrono décevant (ou bien lorsqu’il se blesse). La réaction de son entourage (famille, amis, coureurs) est alors bien souvent qu’une simple empathie. Oui c’est réconfortant 🙂.
Mais combien apporte une solution pertinente afin de trouver une guérison durable?

Mieux connaitre son corps pour courir

L’intérêt majeur de courir de temps en temps pieds nus (et/ou avec des chaussures légères et souples) c’est de permettre aux pieds de remplir leur rôle d’interface entre le corps et le sol lors de l’impact. Le retour d’information est fondamental pour mieux courir. En même temps, vous redonnez vie à vos pieds, à vos chevilles. Ils seront plus réactifs (moins d’entorse par exemple), plus musclés, grâce à un travail proprioceptif constant.
Cela permet ainsi de savoir très rapidement si votre manière de courir est anormalement traumatisante. C’est une source importante de blessures.
En effet, mettre des chaussures avec trop d’amorti, trop de confort, trop lourdes vous coupe de toutes ces informations. Vos pieds ne peuvent plus s’exprimer 🙂.
Tous les récepteurs nerveux sont neutralisés. Je suis convaincu que c’est de cette manière que les blessures arrivent sans prévenir. C’est comme anesthésier un membre que l’on va opérer. Sauf que dans ce cas, on se fait plus de mal que du bien.
Bien sûr, il y a quelques cas où un peu plus d’amorti peut aider (je pense surtout aux longues courses : 50km+) mais l’entrainement au quotidien n’en nécessite pas; bien au contraire.
Plus simplement, prendre mieux conscience de son corps c’est aussi être à l’écoute de ses sensations. C’est ainsi qu’on arrive à adapter le volume d’entrainement et l’intensité qui va avec. On évite ainsi de se blesser trop souvent, trop longtemps.
Certes, certains coureurs peuvent dire que courir c’est aussi le dépassement de soi (physique et/ou mental). Je suis d’accord. Mais le dépassement de soi ne doit pas être un enjeu de chaque instant, à chaque sortie.
Le vrai rendez-vous avec vous même, c’est lors des courses où l’objectif est ambitieux. Tout le reste : c’est ce qu’on met en œuvre pour essayer de l’atteindre 🙂.

Réduire les risques de blessures en course à pied

Maintenant que je vous ai expliqué l’importance de mettre l’écoute de ses sensations au centre de la pratique, vous allez me dire: ‘mais que fait-on ensuite?’
L’enjeu au sujet des blessures dans le domaine du running est de soigner les symptômes (le corps médical est là pour ça) mais aussi (et surtout) d’essayer d’identifier la cause pour que cela ne se reproduise pas.
Ce second point (la cause) est peu souvent pris en compte; alors qu’il fait partie de l’équation. Il est même essentiel.
Attention: je ne parle pas de l’accident qui, par définition, est imprévisible. J’entends les blessures dont l’origine se trouve dans une pratique anormalement traumatisante, dans le volume d’entrainement inadapté, dans son intensité.
Réduire l’utilisation de sandales, des vibram five fingers, ou le fait d’être pieds nus à un phénomène de mode ou à une certaine marginalité d’un coureur farfelu vous feront passer à côté d’une information essentielle : ce même coureur (qui arrive à courir ainsi) a surtout compris que la solution était à travers le travail d’une foulée efficace, en comprenant mieux l’impact des séances sur la fatigue, les tensions musculaires (ou tendineuses), la blessure.
Malheureusement, il est plus facile (et les croyances sont tenaces!!!) de s’en remettre à des semelles, des genouillères, des chaussures avec un bon amorti; ce qui est une erreur lourde de conséquence.
Celles et ceux qui ont des qualités physiques remarquables ont aussi un intérêt à bien gérer leur façon de courir. Y prêter peu d’attention c’est peut-être passer à côté de succès meilleurs.

Pour y arriver, j’ai essayé la méthode light feet running (le livre courir léger); vous trouverez mon bilan 2017 ici. Je continue à le travailler. J’en suis à ma troisième année. Qu’est ce que cela m’a couté? le livre de 17EUR et un atelier pratique (le récit ici) de 50EUR (durée : 3-4 heures). Sans compter le groupe facebook (par ici le groupe) qui permet d’échanger avec la communauté (toujours plus importante). Je précise que je connais à peine Solarberg. Il est un expert reconnu dans le milieu (également en natation).
Adopter le light feet running: c’est courir avec un meilleur rendement, en se blessant moins; et vous rendrez service aux caisses de l’état.

Améliorer ses performances en course à pied

Lorsqu’on essaye de structurer un peu son entrainement, on pense très souvent aux séances de fractionnés. Ceci nous permet d’améliorer nos capacités cardiovasculaires (pour une meilleure endurance, pour de meilleures allures).
Mais peu de coureurs ont conscience que travailler la technique de course volontairement est un levier puissant pour passer au palier supérieur.
Certes, cela demande parfois de mettre entre parenthèse le calendrier de certaines courses; mais je vous garantie que cela en vaut la peine. Car une fois que les bases de la méthode light feet running sont en place, vous pouvez déjà bien vous amuser. Allier à cela une bonne séance d’intervalle et vous ferez des chronos que vous ne pensiez pas atteindre.
Bien sûr, une fois encore, on obtient rien sans un minimum d’effort et de travail.
La méthode LFR a cette avantage de permettre une pose de pied légère (donc un impact au sol peu important), d’un meilleur rendement (running economy), de meilleurs chronos, d’une meilleure utilisation de son corps, de mieux le comprendre (le livre est ma bible), et donc de pouvoir s’entrainer en le respectant.
A ce jour, j’ai encore beaucoup à apprendre. La méthode m’a donné des pistes nouvelles, j’explore mes propres voies. Le livre n’est pas une simple liste de chose à faire car l’auteur explique bien que la foulée idéale n’existe pas. Il nous ouvre le chemin. A chacun de suivre le sien par la suite; mais avec des bases fondamentales qui feront de nous des coureurs plus efficaces.
Enfin, la méthode n’a rien de révolutionnaire. Les jeunes coureurs en école d’athlétisme ont cette chance que les coureurs adultes récréatifs n’ont pas : des entraineurs compétents qui leur inculquent la bonne manière de courir; qui leur font travailler l’aspect technique, leur font prendre conscience du bon geste.
Parmi les plus sceptiques, certains vous diront que courir c’est mettre un pied devant l’autre. Certes, il existe aussi un apprentissage sur le tas. Mais le temps est moins bien utilisé. Un chemin plus long avant que les résultats s’inscrivent dans la durée. Vous avez le choix. Il y a la voie du conseil abstrait; ou celle que je viens de vous présenter.
Votre choix sera fait en toute connaissance de cause désormais 😉.

On court avec ses pieds et sa tête

Si vous avez réussi à arriver jusqu’ici, vous avez compris qu’il y a un intérêt à courir de temps en temps (mais régulièrement) en étant légèrement chaussé (ou pieds nus).
On peut imaginer le faire lors du retour au calme en fin de séance, lors du travail de pied (les gammes juste après l’échauffement), ou encore lors d’un atelier ludique.
La transition est un passage délicat où il faut absolument observer une période de travail court (une poignet de minutes). On prendra soin ainsi d’augmenter les intervalles de temps au fil des bonnes sensations. Et lorsque les sensations sont mauvaises, revenir au palier en-dessous. Si j’ai réussi à le faire, vous le pouvez aussi 🙂 .
De même, l’entrainement running c’est aussi le travail technique pour de meilleures performances. Nous sommes nombreux à nous prendre au jeu.
Il n’y a pas assez de mot pour essayer de vous convaincre que vous y gagnerez énormément.
Enfin, je termine sur un détail, mais qui n’est pas des moindres. Notre vie quotidienne ‘neutralise’ parfois tout le travail mis en oeuvre pour essayer de bien courir. Alors si vous y pensez, essayez de temps en temps de marcher pieds nus ( à la maison, en vacances, le week-end).
Comme bien souvent dans la vie, face à une problématique, l’addition de plusieurs petites solutions sont souvent bien plus efficace qu’une seule et unique solution miracle.
A vous de créer votre cercle vertueux 🙂.
Et vous l’avez compris, peu importe ce qu’on a aux pieds; soignez votre manière de courir 😉.

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